Les œuvres du professeur Boulaïd Doudou éditées par le ministère de la Culture

Veröffentlicht am 22.02.2005

Reconnaissance à la mémoire de l’illustre traducteur et intellectuel

 Une rencontre a eu lieu hier à la mémoire du professeur Boulaïd Doudou au département de traduction et d’interprétariat de l’Université d’Alger présidée par Mme Mériem Béjaoui, chef de ce département, en présence de M. Thomas Michael Bair, ambassadeur d’Autriche, de Mme Emmy Doudou, épouse du professeur Doudou et de sa fille Salma Azzi Doudou.

 "Cette rencontre est une grande opportunité pour nos étudiants de connaître l’illustre traducteur qu’ a été le professeur Boulaïd Doudou et de nous inspirer de sa méthodologie de traduction de l’allemand vers notre langue nationale" a précisé Mme Mériem Béjaoui.

 "Par la grande signification de ses œuvres, le professeur Boulaid Doudou a été un éminent avocat du dialogue des civilisations et de la compréhension des religions, des thèmes qui sont actuels plus que jamais", a déclaré M. Thomas Michael Baier, ambassadeur d’Autriche, dans son intervention, précisant que le professeur a été un spécialiste de la culture et de la civilisation autrichienne du début du siècle.

 Mme Selma Azzi Doudou, en prenant la parole, a annoncé que cinq oeuvres du professeur Boulaïd Doudou viennent d’être publiées cette année par le ministère de la Culture, répondant à l’engagement qu’a pris la ministre elle-même, Mme Khalida Toumi, juste après le décès du professeur, le 16 janvier 2004.

 Ces œuvres sont la traduction en langue nationale de deux études du penseur et philosophe von Schnitzler, deux travaux se rapportant au poète allemand, von Rilke, et un ouvrage qui tenait particulièrement à cœur au professeur Doudou pour son édition, il s’agit de la médecine naturelle populaire au début de la colonisation.

 Ce livre a été traduit en langue nationale par le professeur Doudou, de l’étude de l’écrivain allemand von Johan Albrecht Schônberg qui a longuement observé, dans les années 1800, les populations algériennes dans leurs traditions de guérir les maladies par les plantes. "Mon mari a frappé à toutes les portes des maisons d’édition, de son vivant, pour que ce livre soit publié, convaincu de son importance.

 Il aurait été tellement heureux de le voir enfin imprimé au grand bonheur de la société algérienne", a souligné Mme Emmy Doudou.

Mme Selma Azzi Doudou a donné un aperçu sur le riche parcours intellectuel du professeur Boulaïd Doudou qui était aussi poète, dramaturge, philosophe, traducteur et un éminent écrivain. "Je l’ai toujours trouvé avec un livre à la main", précise-t-elle.

 Le professeur Doudou connaissait le russe, le persan, l’arabe, le français, l’allemand. Il a étudié à Baghdad et à l’université de Vienne où il a lu et traduit presque tous les écrits autrichiens sur l’ Algérie et l’Afrique du Nord.

 Dans cette rencontre, qui était aussi un atelier de travail animé par Mme Eva Schôrkhuber, linguiste de l’université de Vienne, la méthodologie de la traduction a été étudiée, notamment, celle appliquée par le professeur Boulaid Doudou en prenant comme modèle Franz Kafka et l’écrivain autrichien, Ingeborg Bachmann

 

Kamel C. 

Alger, Le journal HORIZONS 22.02.2005

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